Partager l'article ! Quelle société à l'horizon?: Deux sema ...
Deux semaines. Dimanche 6 mai s’avérera déterminant car le monde qui se profile à l’horizon 2017 n’aura rien à voir avec celui de 2012, la différence étant bien plus ancrée que 2007 avec aujourd’hui. Avançons-nous vers une irrésistible déliquescence de notre modèle de société ou, au contraire, vers « la troisième révolution industrielle », cette dernière se fondant sur une croissance durable ?
Le terme « révolution » ne doit aucunement induire en erreur : il n’implique pas la violence dans l’instantanéité mais au contraire une transition raisonnée s’instituant progressivement, et se mariant avec la résolution des autres problématiques de notre époque : division Nord-Sud, consumérisme exacerbé _ facteur de pertes de valeurs essentielles pour l’être humain _ sans oublier la pauvreté et la précarité qui se creusent irrémédiablement au fil des années.
Suis-je un vulgaire utopiste pour aspirer fonder mon action future sur un tel terreau d’idées?
Je pense avant tout croire en la capacité des hommes à prendre conscience de la nécessité de changer de système comme l’Histoire l'a démontré. Je ne parle pas seulement d’un simple changement de système politique, mais d’une véritable transition culturelle. Qu’entends-je par là ? Une définition semble se rapprocher de ma pensée, celle de l’écrivain français Milan Kundera qui affirmait en 1979 que la culture,« c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre ». La continuité historique, voilà ce qui donne sens à la culture humaine : c'est sa capacité à s'adapter aux exigences de son époque qui assure sa pérennité.
Les futures élections législatives, le 10 et 17 juin 2012, devront faire abstraction du fait majoritaire, c'est-à-dire de l’habituel quasi-calquage des résultats de la Présidentielle sur l’élection qui la suit : la France doit prendre conscience de sa responsabilité, pour son propre avenir mais également celui de ses enfants, lors de cette échéance électorale. La France a toujours été une lueur avant-gardiste pour le reste du monde à travers son histoire, elle le reste malgré les difficultés endurées actuellement. La majorité qui va gouverner la France doit donc défendre la promotion d’une croissance ni irresponsable (fondée sur les énergies fossiles comme actuellement), ni restrictive (comme la décroissance la prône), mais une croissance réaliste, car s’ancrant au cœur du 21ème siècle.